mercredi 10 octobre 2007
La première rencontre
CHAPITRE I
"Depuis son départ, je suis resté cloitré chez moi à me morfondre sur moi-même, à chercher des explications là où il n'y en avait aucune. J'étais à peu près à une bouteille de bouron par jour, ce qui soit dit en passant devait légèrement expliquer ma sombre existence du moment. Je sortais juste pour acheter de quoi me saouler...
J'essayais tant bien que mal de reprendre peu à peu l'écriture mais la boisson avait tendance à brouiller mon esprit, je n'arrivait plus à rien, j'étais devenu une vraie loque. Mon dieu qu'est-ce qu'elle pouvait me manquer!!!! Je ne saurai dire depuis combien de temps, j'étais dans cet latent, amorphe. Ma maison n'était qu'un champ de bataille, la vaisselle s'accumulait dans l'évier, les cartons de plats tout préparés trainaient sur la table du salon et celle de la cuisine. Mais bon dieu, Virginie qu'est-ce qui t'as pris ?? toujours la même question trottait dans ma tête, toujours essayer de comprendre le pourquoi des choses, n'est-ce pas dans la nature humaine? Ces questions hantent mes jours et mes nuits, l'alcool m'aide à oublier mais elles reviennent toujours à la charge. Mes amis qui me venaient me voir au début se font de plus en plus rare, même Georges ne venait plus me voir, pourtant c'est mon meilleur pote (enfin je crois qu'il l'est toujours). On s'était rencontré à la Fac. C'est lui qui m'avait arrangé mon premier rancard avec Virginie. Oh mon Dieu, Qu'est-ce qu'on a été heureux ensemble. Après la Fac on continuait à se voir régulièrement, il a même été temoin à mon mariage. Il m'avait beaucoup soutenu au début pour m'éviter de sombrer. Mais voilà, j'ai préféré m'isoler, j'avais débranché le téléphone pour ne plus être emmerdé par tous ces gens qui avaient pitié de moi et de mon état ...
Mais aujourd'hui je me suis réveillé différent. Je crois que ça venait du rêve que j'avais fait la nuit dernière. J'ai vidé mon verre de Bourbon ainsi que le reste de la bouteille dans l'évier... Il est temps de se reprendre je me suis dit buvant un café bien serré, une clope à la main."
CHAPITRE 2
Je me souviens du jour où j'ai rencontré Virginie. J'étais encore à la fac, dans les années 90. Je trainais avec une bande de dégénéré près à faire la bringue à la moindre occasion. J'avais tendance à trainer avec le même mec, Georges, je le considerais comme mon meilleur pote à l'époque. On avait ensemble le genre d'amitié type, à se raconter nos histoires de gonzesses en sirotant un bon canon dans les bons bars des rue de Rennes. Il me ramenait quand j'étais trop bourré pour prendre la voiture et vice versa, un bon collègue de fac quoi, comme on peut en rencontrer souvent.
Ce jour-là allait changer ma vie. Je me balladais dans les couloirs avec Georges à se raconter nos conquêtes de la semaine comme à notre habitude. Et puis, j'ai aperçu cette fille qui attendait à l'entrée du secrétariat de la fac, elle semblait perdue. Comme le moindre de la fac m'étais plus que familier, je me suis avancé vers elle et je lui ai demandé : "tu viens de débarquer ici, je peux te servir de guide si tu te sens un peu perdue". J'ai toujours eu ce je ne sais quoi pour foirer systématiquement mes premières rencontres, mais là, ça c'était pas passé comme d'habitude. Elle accepta. Alors j'ai commencé à lui faire le tour de la fac, on a bien discuter. Oui, dans le temps j'ai toujours été un beau parleur... Bref, une fois la visite terminée, vu ma vivacité naturelle à attraper les perches qu'on me tendait, je l'ai laissé filer comme le roi des couillons. Et en toute honnêteté, je m'en suis mordu les doigts. J'avais beau raconté à Georges mes conquêtes, il n'en restait pas moins que les trois-quart étaient pure fiction, et je pense que Georges s'en doutait. Quelques semaines ont passées, et j'arrêtais pas d'emmerder Georges avec la petite nouvelle à qui j'avais fait le tour de la fac, et rien ne s'était encore passé. Pourtant, elle était loin de me laisser indifférent. Mais à force de prendre veste sur veste, j'avais une garde pou toute une vie, j'évitais de trop raconter ce que je ressens, la peur surement, surtout en ce qui concernait VIrginie. C'était plus qu'un béguin. Et c'est là que Georges en bon pote nous arrangea un rancard sans qu'aucun de nous (Virginie et moi, bien sur) ne soyons au courant...
et bien cette fois j'espère que quelqu'un aura l'imagination débordante pour raconter ce premier rancard, un peu d'interactivité que diable, c'est moi qui fait tout sur ce blog.


